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  • 1.
    Husung, Kirsten
    Linnéuniversitetet, Fakulteten för konst och humaniora (FKH), Institutionen för språk (SPR).
    « Combien de temps pour devenir une femme ? » Sujétion et transgression chez Nina Bouraoui2017Ingår i: Expressions maghrébines, ISSN 1540-0085, Vol. 16, nr 1, s. 69-83Artikel i tidskrift (Refereegranskat)
    Abstract [fr]

    Cet article montre dans quelques œuvres d’inspiration autobiographique de Nina Bouraoui comment la subjectivité de la protagoniste est construite par différents discours identitaires dans le cadre franco-algérien et comment elle est déconstruite ou reconstruite par l’écriture. L’expérience corporelle de la protagoniste porte l’empreinte de l’héritage familial qui est le microcosme de l’héritage culturel marqué par la violence de l’Histoire franco-algérienne. En outre, l’emprise de la normalisation des genres pèse lourd sur la subjectivité de la protagoniste, ce qui résulte dans des sentiments d’auto-culpabilisation. L’entre-deux, c’est-à-dire entre deux pays et deux genres, est pourtant l’espace à la fois douloureux et créatif qui donne la force d’écrire et de s’écrire, et de venir à bout du sentiment de culpabilité, ce qui est analysé à l’aide de la lecture par Judith Butler du mythe d’Antigone et de la performativité de la confession.

  • 2.
    Husung, Kirsten
    Linnéuniversitetet, Fakulteten för konst och humaniora (FKH), Institutionen för språk (SPR).
    Désir d’unité et hybridation linguistique dans La disparition de la langue française d'Assia Djebar2018Ingår i: 32e Congrès mondial, Conseil International d’Études Francophones: 4 – 10 juin 2018, La Rochelle, France, 2018Konferensbidrag (Refereegranskat)
    Abstract [fr]

    Cette communication analyse comment Assia Djebar contrecarre le discours d’une seule langue identitaire en montrant les influences transculturelles des langues qui contribuent à l’hybridation linguistique et culturelle du protagoniste Berkane. La traduction culturelle au sens de Bhabha opère dans le roman du fait que le protagoniste a besoin de ses deux langues, l’arabe dialectal et le français, sa langue d’écriture, langues qui sont porteuses de significations personnelles et contextuelles. Berkane essaie de mieux vivre son hybridité culturelle et de retrouver l’identité perdue à travers ses relations amoureuses avec Marise et Nadjia, qui deviennent respectivement les symboles de la France et de l’Algérie. Le désir revêt une nuance deleuzo-guattérienne étant donné qu’il devient un moyen de transgresser les frontières entre les territoires et les époques. Berkane mystifie d’une certaine façon ses deux amantes qui doivent remplacer l’unité parfaite avec la terre-mère. Le travail de deuil qu’aurait dû faire Berkane du pays et du temps de son enfance est fait après sa disparition par Marise qui, comme comédienne, joue le rôle d’une femme pied-noir, dans une pièce de Koltès. L’entre-deux, deux espaces, deux périodes et deux  langues est à la fois l’espace douloureux et créatif qui donne la force d’écrire et de s’écrire. Le roman que Berkane écrit, et métaphoriquement Berkane lui-même, restent finalement dans l’ailleurs, ce qui renforce l’idée que la patrie est l’endroit où l’on n’est pas.

  • 3.
    Husung, Kirsten
    Linnéuniversitetet, Fakulteten för konst och humaniora (FKH), Institutionen för språk (SPR).
    Hybridité et genre chez Assia Djebar et Nina Bouraoui2014Bok (Övrigt vetenskapligt)
    Abstract [en]

    This investigation, situated in the context of francophone and maghrebian postcolonial studies, examines the impact of identity discourses on the protagonists’ subjectivity in Assia Djebar’s La Femme sans sépulture (2002) and La Disparition de la langue française (2003) and Nina Bouraoui’s Garçon manqué (2000) and Mes mauvaises pensées (2005). These novels draw a parallel between two historically connected spaces, France and Algeria, and periods, the years of the Algerian war of independence and the rise of Islamists in 1990s Algeria. The movement between the two spaces and periods constitutes in a literal and figurative sense a third space that contributes to the protagonist’s hybridisation.

    Hybridity is analysed as a narrative and discursive strategy that subverts and recodifies different identity dis­courses that transmit normative ideas about cultural, ethnic and gendered belonging. Hybridity is also shown in the literary genre. By connecting the past and the present through individual and collective reminiscence, the four novels reinterpret history while transgressing the frontiers of classical genres: the fictional, the testimonial and the autobiographical intertwine with the historiographical. Through the character of the narrator-cineaste and the story of Zoulikha, Assia Djebar reconstitutes in La Femme sans sépulture her own heritage and that of the interviewed women which is associated with Luce Irigaray’s theory of feminine genealogy as a model of identification. The languages’ different transcultural influences are shown in La Disparition de la langue française in the light of Homi Bhabha’s theory of cultural translation. Bouraoui’s fiction shows more radically than Djebar’s the body as a surface of cultural inscription, determined by ethnic and gendered norms. To emphasize the sociocultural dimension of the Bouraouian protagonist’s problems of identity the analysis uses Judith Butler’s theories about the performativity, the recognition and the melancholy of gender. In the four novels the return to one’s origins remains an illusion. The only place where the protagonists can negotiate and express their hybrid subjectivity is constituted in and through their writing.

  • 4.
    Husung, Kirsten
    Linnéuniversitetet, Fakulteten för konst och humaniora (FKH), Institutionen för språk (SPR).
    "Je suis le corps témoin": Mémoire du corps et autoculpabilisation chez Nina Bouraoui dans Garçon manqué et Mes mauvaises pensées2016Ingår i: 2016 RMMLA Convention: Women in French II : Legacy, Mediation and Experience-Session I : Writing Transgenerational Memory in Contemporary French and Francophone Literatures, 2016Konferensbidrag (Refereegranskat)
    Abstract [fr]

    Cette contribution se propose de montrer comment la douloureuse Histoire franco-algérienne  agit à travers le corps de la narratrice dans Garçon manqué et Mes mauvaises pensées de Nina Bouraoui, deux textes d’inspiration autobiographique. Même si la protagoniste  n’a pas vécu la colonisation et la guerre d’indépendance, son corps, produit de significations culturelles et discursives (Foucault),  est le témoin du conflit franco-algérien qui se manifeste aussi bien physiquement que psychiquement sous forme d’angoisses, de phobies et d’auto­culpabili­sa­tion. Nous mettons cette autoculpabilisation en rapport avec quelque chose d’impersonnel, car hérité de l’histoire familiale dans le contexte historique. Pour se faire, nous avons recours à la lecture de Judith Butler du mythe d’Antigone ; tandis que chez Antigone la confession entraîne la condamnation de son corps, nous montrons comment l’écriture chez Bouraoui acquiert une dimension thérapeutique et évite une issue fatale.

  • 5.
    Husung, Kirsten
    Linnéuniversitetet, Fakulteten för konst och humaniora (FKH), Institutionen för språk (SPR).
    La franco-phonie comme lieu interstitiel d’une écriture d’hybridation: l’exemple d’Assia Djebar2018Ingår i: Nordic Journal of Francophone Studies / Revue nordique des études francophones, ISSN 2003-0401, Vol. 1, nr 1, s. 53-61Artikel i tidskrift (Refereegranskat)
    Abstract [en]

    This article shows how the complex relationship between colonial heritage and postcolonial impact is reflected in the notion of Francophone literature and the classification as a Francophone author, with focus on the work of the Algerian novelist, essayist and filmmaker Assia Djebar. The particular situation and significance of the language of writing, French, is studied in the postcolonial context of the Algerian literature’s diasporization, a notion proposed by Hafid Gafaïti (2005). Even if Assia Djebar writes in only one language, French, which she calls herself her Franco-graphie, her writing is influenced by voices in dialectal Arabic and Berber. From her position as a migrant between languages, spaces and memories the Algerian women’s collective and individual destiny is evoked. Based on Alfonso de Toro’s (1999) concept of Franco-phonie, according to which the French language is the most inaccessible common denominator of the so-called Francophone literatures, it is shown that the Djebarian writing in French becomes an interstitial place of cultural hybridization, which deconstructs the dichotomies between the French and the Algerian culture.

  • 6.
    Husung, Kirsten
    Linnéuniversitetet, Fakulteten för konst och humaniora (FKH), Institutionen för språk (SPR).
    « La photo d’identité » de Leila Sebbar pour promouvoir la prise de conscience des apprenants dans la classe de FLE  de la différence et diversité culturelles2017Ingår i: 18èmes Rencontres des chercheurs en didactique de la littérature: « Littérature de l'altérité, altérités de la littérature : moi, nous, les autres, le monde » : Du Mercredi 31 mai au 3 juin 2017, 2017Konferensbidrag (Refereegranskat)
    Abstract [fr]

    Un des mots-clés des plans directifs et programmes d’étude pour les langues modernes en Suède, en l’occurrence ceux du Français langue étrangère, est la prise de conscience interculturelle et le développement d’une personnalité interculturelle chez l’apprenant. Etant donné que les plans directifs sont peu explicites, chaque enseignant doit décider lui-même comment définir, interpréter et promouvoir cette compétence. Dans le but de donner matière aux apprenants à réfléchir sur ce qu’est la culture d’un pays, nous proposons une séquence de leçons dans une classe de FLE niveau A2 avec la nouvelle de Leïla Sebbar « La photo d’identité » issue de La Jeune Fille au balcon (1996). Si dans les manuels scolaires de FLE le pays de la langue cible, en l’occurrence la France, est surtout montré comme un pays culturellement homogène, dans la littérature dite « francophone » et/ou migrante les différentes influences et significations culturelles sont souvent négociées ce qui est le cas dans la nouvelle choisie. Le thème principal de la nouvelle est la mémoire de la guerre d’Algérie et son importance pour la génération suivante, ici le jeune protagoniste qui vit en France, ainsi que le rapport de force entre colonisateur et colonisé. Vu des classes en Suède avec des apprenants de différentes origines culturelles, ethniques et religieuses, le thème de la guerre que les parents ont vécu ou fui, nous paraît particulièrement approprié pour appliquer une « didactique de l’implication » (Rouxel, 2007 : 49), qui s’appuie sur l’effet produit par le texte sur la subjectivité du lecteur, envisagé comme sujet lecteur (Langlade & Rouxel, 2006).

    Le travail en classe consiste en des activités fictionnalisantes du sujet lecteur proposées par Lacelle et Langlade (2007) et inspirées des fiches pédagogiques proposées par Martine Fiévet (2013), avec le but d’amener l’apprenant à réfléchir sur l’influence de l’héritage (post)colonial quant aux sentiments d’altérité et d’appartenances socio-culturelles du protagoniste et sur l’importance de l’héritage pour son propre sentiment d’identité. La prise de conscience de la différence culturelle passe ainsi par un processus d’individuation et une relation de soi à soi ce qui induit une didactique de la transsubjectivité (Jean-Louis Chiss 2012). Par conséquent, nous espérons que le résultat de cette expérimentation sera la prise de conscience de l’apprenant du fait que les différentes influences socio-culturelles d’un pays peuvent avoir différentes signification suite à l’Histoire. 

  • 7.
    Husung, Kirsten
    Linnéuniversitetet, Fakulteten för konst och humaniora (FKH), Institutionen för språk (SPR).
    La quête de soi et l’hybridation générique dans La femme sans sépulture d’Assia Djebar2014Ingår i: LADICIL : Revue de littérature, de linguistique et de didactique, ISSN 2437-105X, nr 1, s. 24-37Artikel i tidskrift (Övrigt vetenskapligt)
    Abstract [fr]

    Dans La Femme sans sépulture, la quête de soi de la narratrice se traduit par une reconfiguration de l’Histoire à travers laquelle aussi bien le passé que le présent acquièrent une nouvelle signification. La narratrice-cinéaste, l’alter ego d’Assia Djebar, utilise les voix non-hégémoniques, celles des femmes de l’Algérie postcoloniale, afin de ressusciter l’histoire de Zoulikha, l’héroïne oubliée, et de l’inscrire dans une généalogie féminine (Luce Irigaray 1987), généalogie négligée dans la société traditionnelle et qui peut représenter un modèle d’identification pour les femmes nommées dans le roman ; le roman reconstitue leur héritage qui fait partie de l’hybridité de la narratrice-cinéaste. Djebar met ainsi en cause les discours identitaires traditionnalistes sur les femmes algériennes et inscrit l’histoire oubliée des femmes dans la mémoire collective et dans la symbolique des signes, c’est-à-dire qu’elle déconstruit l’Histoire homogénéisante en substituant son roman au monument historique manquant, en d’autres mots la sépulture de l’héroïne. Au niveau du discours, Djebar utilise la technique de la polyphonie pour subvertir un discours historique univoque, procédé narratif qui montre la diversité et la dialogicité des points de vue. L’hybridation du sujet se reflète également au niveau du genre littéraire; les frontières entre le témoignage, le fictionnel et l’autobiographique sont floues. Le genre littéraire est pour sa part hybride. L’écriture chez Djebar a par conséquent la fonction du tiers-espace d’énonciation au sens de Homi Bhabha dans lequel il est possible de s’approprier la signification et les symboles culturels, de les traduire et les réhistoriciser  (Bhabha 2007). S’il existe chez Djebar un lieu où elle peut exprimer son hybridité, c’est l’écriture.

  • 8.
    Husung, Kirsten
    Linnéuniversitetet, Fakulteten för konst och humaniora (FKH), Institutionen för språk (SPR).
    Le Genre Hybride Chez Assia Djebar: Quête de Soi et D’histoire au Feminin Dans La Femme Sans Sépulture2016Ingår i: Colloque international "Littérature et réalité, regards croisés", 14 et 15 décembre 2016, 2016Konferensbidrag (Refereegranskat)
    Abstract [fr]

    Dans les ouvrages d’Assia Djebar la fiction et la réalité sont directement liées : les événements historiques, le documentaire, les témoignages et l’autobiographique se conjuguent avec la fiction. En me basant sur La Femme sans sépulture, mon intention est de montrer que l’écrivaine utilise le genre hybride pour s’écrire et réécrire l’Histoire. A travers la fiction, l’Histoire (post-)coloniale de l’Algérie, qui fait partie de l’héritage de l’écrivaine, est réécrite.

    Djebar utilise la technique de la polyphonie pour subvertir un discours historique univoque, procédé narratif qui montre la diversité et la dialogicité des points de vue en créant une généalogie féminine dans le sens de Luce Irigaray (1987), généalogie négligée dans la société traditionnelle. Différents fragments textuels qui entrelacent le fictionnel, le référentiel et l’autobiographique forment, telles que les pièces d’une mosaïque, une image de l’itinéraire de l’héroïne oubliée. De cette façon, l’histoire ressuscitée acquiert une dimension collective et autobiographique. Il s’agit d’une reconfiguration de l’Histoire à travers laquelle aussi bien le passé que le présent acquièrent une nouvelle signification. Nous considérons le roman djebarien comme un récit historiographique en nous basant sur Hayden White (1988).

    Les frontières entre le témoignage, le fictionnel et l’autobiographique sont floues, c’est-à-dire que le genre littéraire est hybride. Dans La Femme sans sépulture, il s’agit de témoignages fictionnalisés de faits historiques. Nous allons démontrer par l’argumentation de Derrida concernant le côté fictionnel du témoignage (Derrida, 1998),  que Djebar raconte  à l’aide du témoignage de la protagoniste quelque chose d’universalisable.

    Djebar met ainsi en cause les discours identitaires traditionnalistes sur les femmes algériennes et inscrit l’histoire oubliée des femmes dans la mémoire collective (Halbwachs 1997) et dans le symbolique des signes, c’est-à-dire qu’elle déconstruit l’Histoire homogénéisante en substituant son roman au monument historique manquant, en d’autres mots la sépulture de l’héroïne.

    L’écriture chez Djebar a par conséquent la fonction du tiers-espace d’énonciation au sens de Bhabha, dans lequel il est possible de s’approprier la signification et les symboles culturels, de les traduire et les réhistoriciser  (Bhabha, 2007). 

  • 9.
    Husung, Kirsten
    Linnéuniversitetet, Fakultetsnämnden för humaniora och samhällsvetenskap, Institutionen för språk och litteratur, SOL.
    L'Écriture comme seul pays. Construction et subversion des discours identitaires : hybridité et genre chez Assia Djebar et Nina Bouraoui2012Doktorsavhandling, monografi (Övrigt vetenskapligt)
    Abstract [en]

    This thesis, situated in the context of francophone and maghrebian postcolonial studies, examines the impact of identity discourses on the protagonists’ subjectivity in Assia Djebar’s La Femme sans sépulture (2002) and La Disparition de la langue française (2003) and Nina Bouraoui’s Garçon manqué (2000) and Mes mauvaises pensées (2005). These novels draw a parallel between two historically connected spaces, France and Algeria, and periods,  the years of the Algerian war of independence and the rise of Islamists in 1990s  Algeria. The movement between the two spaces and periods constitutes in a literal and figurative sense a third space that contributes to the protagonist’s hybridisation.

    Hybridity is analysed as a narrative and discursive strategy that subverts and recodifies different identity dis­courses that transmit normative ideas about cultural, ethnic and gendered belonging. Hybridity is also shown in the literary genre. By connecting the past and the present through individual and collective reminiscence, the four novels reinterpret history while transgressing the frontiers of classical genres: the fictional, the testimonial and the autobiographical intertwine with the historiographical. Through the character of the narrator-cineaste and the story of Zoulikha, Assia Djebar reconstitutes in La Femme sans sépulture her own heritage and that of the interviewed women which is associated with Luce Irigaray’s theory of feminine genealogy as a model of identification. The languages’ different transcultural influences are shown in La Disparition de la langue française in the light of Homi Bhabha’s theory of cultural translation. Bouraoui’s fiction shows more radically than Djebar’s the body as a surface of cultural inscription, determined by ethnic and gendered norms. To emphasize the sociocultural dimension of the Bouraouian protagonist’s problems of identity the analysis uses Judith Butler’s theories about the performativity, the recognition and the melancholy of gender. In the four novels the return to one’s origins remains an illusion. The only place where the protagonists can negotiate and express their hybrid subjectivity is constituted in and through their writing.

  • 10.
    Husung, Kirsten
    Linnéuniversitetet, Fakulteten för konst och humaniora (FKH), Institutionen för språk (SPR).
    Mémoire du corps de l’histoire franco-algérienne et confession chez Nina Bouraoui dans Garçon manqué et Mes mauvaises pensées2017Ingår i: 31e Congrès mondial : Congrès du Conseil International d'Etudes Francophones (CIEF): 26 juin - 2 juillet 2017, Université des Antilles, La Martinique, 2017Konferensbidrag (Refereegranskat)
    Abstract [fr]

    Cette contribution se propose de montrer comment la douloureuse Histoire franco-algérienne  agit à travers le corps de la narratrice dans Garçon manqué et Mes mauvaises pensées de Nina Bouraoui, deux textes d’inspiration autobiographique. Même si la protagoniste  n’a pas vécu la colonisation et la guerre d’indépendance, son corps, produit de significations culturelles et discursives (Foucault),  est le témoin du conflit franco-algérien qui se manifeste aussi bien physiquement que psychiquement sous forme d’angoisses, de phobies et d’auto­culpabili­sa­tion. Nous mettons cette autoculpabilisation en rapport avec quelque chose d’impersonnel, car hérité de l’histoire familiale dans le contexte historique. Pour se faire, nous avons recours à la lecture de Judith Butler du mythe d’Antigone ; tandis que chez Antigone la confession entraîne la condamnation de son corps, nous montrons comment l’écriture chez Bouraoui acquiert une dimension thérapeutique et évite une issue fatale.

  • 11.
    Husung, Kirsten
    Linnéuniversitetet, Fakultetsnämnden för humaniora och samhällsvetenskap, Institutionen för språk och litteratur, SOL.
    Om den självbiografiska dimensionen i en postkolonial roman: genrehybriditeten och det flerfaldiga kvinnliga jaget i La Femme sans sépulture av Assia Djebar.2011Ingår i: Den tvetydiga pakten. Skönlitterära texter i gränslandet mellan autobiografi och fiktion. / [ed] Eva Ahlstedt, Britt-Marie Karlsson, Göteborg: ACTA UNIVERSITATIS GOTHOBURGENSIS , 2011, s. 193-208Kapitel i bok, del av antologi (Övrigt vetenskapligt)
  • 12.
    Husung, Kirsten
    Linnéuniversitetet, Fakulteten för konst och humaniora (FKH), Institutionen för språk (SPR).
    The Heritage of the Algerian Independence War: a Harki’s Family History in L’art de perdre of Alice Zeniter2018Ingår i: Presented at Global Challenges 2018. Borders, Populism and the Postcolonial Condition - An international conference on critical theory, postcoloniality, migration and populism: Linnaeus University, Växjö, Sweden June 14-16, 2018, Växjö: Linnaeus University , 2018Konferensbidrag (Refereegranskat)
    Abstract [en]

    The novel treats a difficult theme within the French and Algerian relations, one might even say a taboo, i.e. the history of the Harkis, the native Muslim Algerians who served as auxiliaries for the French army during the Algerian War of Independence from 1954 to 1962. The cruel history of the Algerian Independence War became a topic in the French media first at the end of the 20thcentury. On the contrary, in Francophone Algerian literature, it was one of the main topics although the history of the Harkis was not mentioned as such. The story is inspired by the author’s family history and relates the destiny of three generations, and where the main character, Naima, lives in today’s France.  The aim of this study was to examine why the family story was not told to Naima. The research is based on Tahar Ben Jelloun’s analysis of the concept of hospitality and Carolin Emcke’s study of hatred. It is shown how the novel gives a differentiated point of view of the historical facts’ impact on the family’s destiny by deconstructing the dichotomies between we and them, the enemy and the friend, French and Algerian.

  • 13.
    Husung, Kirsten
    et al.
    Linnéuniversitetet, Fakulteten för konst och humaniora (FKH), Institutionen för språk (SPR).
    Jeannin, Magali
    Université de Caen, France.
    La littérature au carrefour des compétences culturelles: pour une didactique de la transsubjectivité en FLE/FLS2016Ingår i: Moderna Språk, ISSN 0026-8577, Vol. 110, nr 2, s. 73-86Artikel i tidskrift (Refereegranskat)
    Abstract [fr]

    Cet article présente une démarche d'enseignement des compétences culturelles en classe de FLE/FLS, adossée à un questionnement des notions clés que sont la culture, l'identité et l'altérité. Il s'agira ainsi de proposer un concept, la transsubjectivité, prenant en compte la nécessité de penser les cultures dans une perspective dynamique. Cette didactique de la transsubjectivité s'appuiera sur des textes littéraires présentant des modèles d'identités transculturelles, renouvelant ainsi l'approche de l'enseignement des compétences culturelles en didactique du FLE/FLS. La littérature apparaît en effet comme un support privilégié d’une approche didactique qui construit l’apprenant comme sujet lecteur, dans et par la relation qu'il établit avec le texte, avec lui-même, et in fine avec la culture cible. La didactique de la transsubjectivité engage ainsi une approche complexe de l’identité culturelle en classe de FLE/FLS, dans et par la littérature.

  • 14.
    Husung, Kirsten
    et al.
    Linnéuniversitetet, Fakulteten för konst och humaniora (FKH), Institutionen för språk (SPR).
    Jeannin, Magali
    University of Caen Normandy, France.
    La littérature au carrefour des compétences interculturelles dans l’apprentissage du Français Langue Etrangère: la construction de l’identité socio-culturelle de l’apprenant et du futur enseignant de FLE2015Ingår i: Presented at Rencontre internationale sur l’enseignement des langues étrangères au Québec (RIELEQ): Le CECRL et la dimension socioculturelle, 2015Konferensbidrag (Refereegranskat)
    Abstract [fr]

    Cette contribution se propose d’examiner comment l’entrée par la littérature peut être une approche didactique particulièrement adaptée dans l’acquisition de la compétence culturelle en cours de Français Langue Etrangère. En effet, outre le fait qu’il s’agit d’une  expression privilégiée de la culture-cible, elle en est également une expression singulière. Parallèlement les récentes recherches en théorie de la réception ont mis en évidence l’existence d’un texte du lecteur : la lecture d’un texte littéraire s’apparente ainsi à une rencontre intersubjective entre deux mondes (le monde fictif posé par l’œuvre, et ce même monde tel qu’il se trouve investi par le lecteur). Ainsi, si l’on considère que ce sont les individus qui utilisent la culture pour dire et se dire, la littérature apparaît comme le lieu par excellence de l’acquisition de compétences socio-culturelles. En effet, il s’agit d’éviter de considérer la culture-cible comme un tout figé, ce qui reviendrait à essentialiser les compétences socio-culturelles en niant l’importance de l’autonomisation des individus par rapport aux cultures constituées.

    La rencontre intersubjective à l’œuvre est doublement, celle du texte du lecteur-apprenant avec celui de l’auteur, et celle du sujet lecteur avec lui-même. La question de l’identité socio-culturelle, enjeu crucial au cœur du processus d’acquisition de la compétence culturelle, se trouve ainsi posée à différents niveaux d’investissement de l’œuvre littéraire. Dans cette perspective, nous expliciterons dans un premier temps comment la démarche didactique subjective, - concept emprunté notamment à Monique Lebrun, Nathalie Lacelle et Gérard Langlade-  favorise l’acquisition de compétences socio-culturelles  en faisant de l’apprenant un sujet lecteur impliqué. Dans un second temps, nous expliciterons le rôle de la littérature dans le développement des compétences interculturelles en nous appuyant sur Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran d’Eric-Emmanuel Schmitt. 

  • 15.
    Husung, Kirsten
    et al.
    Växjö universitet, Fakulteten för humaniora och samhällsvetenskap, Institutionen för humaniora.
    Magnusson, Emma
    La soledad en La extranjera de Soledad Puértolas2008Ingår i: Mujeres que escriben, mujeres que leen. Escrituras y lecturas desde una mirada de género / [ed] Eva Löfquist, Lund: Studentlitteratur , 2008, s. 46-64Kapitel i bok, del av antologi (Övrigt vetenskapligt)
1 - 15 av 15
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