This article focusses on Suzanne Césaire’s writings and activism during the Tropiques years, and her dealings with political, literary and social censorship. Aimé Césaire was one of the major literary figures of the twentieth century. A writer, politician and theorist, he was one of the founders of the literary and theoretical movement celebrating black identity and culture called Negritude. Suzanne Césaire, born Roussi, Aimé Césaire’s wife from 1937 to 1963, was one of the pioneers of Caribbean women’s and feminist literature. Along with her husband and a group of Martinican intellectuals, she co-founded the journal Tropiques, published between 1941 and 1945, when Martinique was under the control of the Vichy government. She contributed seven articles to the journal, on psychoanalysis, Surrealism, exoticism, and Caribbean identity. She also represented the Tropiques editorial board in its transactions with Vichy government censors.
Cet article se penche sur les écrits et l’activisme de Suzanne Césaire pendant la période de Tropiques et sur sa relation avec la censure politique, littéraire et sociale. Aimé Césaire fut l’un des écrivains majeurs du vingtième siècle. Écrivain, homme politique, théoricien, il fut l’un des chantres de la Négritude, mouvement littéraire et théorique de l’identité et l’art noirs. Suzanne Césaire née Roussi, épouse d’Aimé de 1937 à 1963, décédée prématurément à l’âge de 50 ans, fut l’une des pionnières de l’écriture féminine (et féministe) caribéenne. Avec son mari et d’autres intellectuels martiniquais, elle fonda Tropiques, revue culturelle publiée de 1941 et 1945 dans la Martinique de Vichy. Elle y contribua en publiant sept articles sur la psychanalyse, le Surréalisme, l’exotisme et l’identité antillaise. Elle fut aussi l’interlocutrice entre les services d’information du gouvernement pétainiste et le comité éditorial de Tropiques.